Article extrait du Dossier "Assistants sociaux: formation et vie professionnelle " de l’Observatoire n°41/2004 ©
La formation de base des assistants sociaux
Perspectives, atouts, limites pour l’exercice du métier d’AS
Les chantiers ouverts pour la formation continue
Il est évidemment difficile de parler de la formation de base comme s’il était possible d’unifier la pratique de toutes les écoles sociales. Ce n’est d’ailleurs pas mon intention. Le bilan que je vais tenter de brosser dans ces quelques pages sera coloré par mon expérience professionnelle à l’Institut Cardijn.
Je crois pourtant que les formateurs d’autres écoles sociales se retrouveront dans mes propos car les mêmes débats autour de la formation se produisent dans toutes les écoles sociales. Ils sont évidemment orientés par l’histoire propre à l’établissement, par certains éléments de son idéologie, par les acteurs en présence. Mais plus fondamentalement, ce qui questionne toutes les écoles, ce sont les enjeux posés autour du travail social dans le cadre de l’évolution des politiques sociales et des demandes du terrain, ainsi que les pressions financières ou organisationnelles venant des pouvoirs publics. Ces divers éléments amènent chaque école à requestionner continuellement son projet de formation et à le réorienter si nécessaire.
L’intention de cet article est tout d’abord de rendre plus explicite le projet de la formation initiale et cela principalement à destination des institutions sociales avec qui il y a, me semble-t-il, de part et d’autre, trop peu de communication et de confrontation à ce sujet.
Que faisons-nous comme formateurs en formation initiale? Pourquoi? D’où viennent ces priorités? Sont-elles partagées par les intervenants et les employeurs des différents secteurs sociaux? Qu’est-il important de poursuivre comme objectifs en trois ans de formation de base? Que reste-t-il comme déficit de formation au terme du cursus scolaire? Est-ce dommageable? Comment poursuivre le développement de ces acquis par le biais d’une formation continuée?
Formation de base: quelques choix en tension dans toute école sociale
Avant de m’arrêter aux principaux choix en tension présents dans toute institution de formation sociale, je voudrais rappeler quelques données du contexte actuel.
• Une école sociale, c’est dans chaque année d’études de 50 à 200 étudiants qui présentent de plus en plus une grande diversité de cursus scolaires, de profils personnels, d’expériences de vie et d’expériences sociales. Le défi est d’ajuster la formation pour qu’elle permette, pour chacun, des avancées personnelles significatives et un développement des compétences requises pour le métier.
• Le métier d’AS auquel préparer tous ces étudiants est éclaté, segmenté, territorialisé; les publics sont catégorisés. Comment approcher une telle diversité des problématiques, des secteurs, des institutions, des «métiers» de TS, en se servant des lunettes des différentes sciences humaines et en alliant l’analyse et l’intervention?
• La durée des études est de trois ans. Dans les années 80, plusieurs projets d’allongement des études à quatre ans se sont succédés. Ils ont été enterrés du fait du manque de moyens de la Communauté française, de l’obligation d’uniformisation de la durée des études supérieures du type court, de pressions en provenance des universités et du cycle long... L’organisation de licences en travail social et d’années de spécialisation devait suppléer à ce besoin d’allongement ressenti par certains. Depuis quelques mois, le débat semble à nouveau ouvert mais les données sont plus larges puisqu’il s’agirait d’harmoniser tous les dispositifs de formation supérieure au niveau européen et il faut savoir que les situations de durée et de statut des études d’assistant social dans les différents pays sont très disparates.
Pour ma part, je ressens parfois l’étroitesse d’une formation en trois ans pour les étudiants les plus fragiles. Je redouterais une formation en quatre ans si elle réduit le caractère pratique et professionnel des études. Le sens de ma recherche va davantage dans le sens d’une articulation à trouver entre la formation de base et, de façon organisée, un crédit temps pour de la formation continuée tout au long de sa profession.
• Une école sociale est aussi confrontée, comme la majorité des autres institutions du non-marchand, à la précarité de ses moyens. Les 20 dernières années, rationnalisations, constitution des Hautes Ecoles, manque de valorisation des fonctions pédagogiques ont forcé les écoles sociales à poser des choix qui déforçaient parfois la qualité du cursus scolaire et de l’encadrement.
Après ces quelques traits significatifs, je citerai maintenant cinq tensions principales qui traversent, me semble-t-il, les choix des institutions de formation sociale. Les options prises autour de ces cinq tensions ne résultent pas toujours de choix unanimes entre les acteurs d’un établissement scolaire. Il peut même y avoir manque de clarté ou certains écarts dans les positions et les pratiques des formateurs d’une même institution scolaire.
• La première tension consiste à choisir entre former fondamentalement des généralistes ou plutôt développer des profils plus spécialisés? Préparer les futurs professionnels à être polyvalents ou au contraire développer des compétences pour exercer tel type de métier d’AS dans tel secteur? S’ajuster aux nouveaux métiers du social (médiateur, manager du social, agent de sécurité...) ou rester centré sur les éléments qui donnent sens au métier de travailleur social?
Au plan méthodologique, l’option de la polyvalence se marque notamment par la suppression en troisième année des filières: aide individuelle, travail social de groupe et action communautaire, et par la poursuite d’un tronc commun à tous les étudiants qui articule les différentes formes d’action dans chaque lieu d’intervention.
Dans les cours généraux, l’option de polyvalence se matérialise dans chaque cours par une approche appliquée à des réalités multiples plutôt que par une offre importante de cours à options choisis par les étudiants au fur et à mesure des années, en rapport avec leurs besoins de stage, leurs intérêts personnels ou leurs perspectives professionnelles.
• Une deuxième tension, très proche de la première, est la suivante: faut-il former prioritairement à une démarche méthodologique utile à tout praticien du social ou au contraire est-il préférable de privilégier des spécialisations méthodologiques ou techniques? Si tel est le cas, lesquelles? Approche systémique? Analyse transactionnelle? Pratique de la médiation?... Et concernant ces spécialisations, jusqu’où aller? Faire une approche minimale de plusieurs ou au contraire recommander un approfondissement de l’une ou l’autre au choix?
• Une troisième tension concerne la part respective et l’articulation entre théorie et pratique dans le parcours de formation. Faut-il prévoir au maximum des stages ou au contraire inscrire le maximum d’heures de cours autorisé par le Ministère? Quand placer les stages? Avec quelle intensité sur les différentes années? Quels types de cours? A quel moment par rapport au déroulement des stages? Quel lien établir avec les stages dans les cours? Faut-il faire référence au stage ou s’appuyer sur lui dans la majorité des cours?... Autant de décisions à prendre qui orienteront différemment la trajectoire de formation des AS.
• En quatrième lieu s’ajoute la tension entre l’encadrement de la pratique professionnelle et les cours. Quelle priorité accorder au travail sur soi, sur sa formation, sur son expérience, sur le TS par rapport à la constitution d’un bagage important dans les différentes sciences humaines. Une tête bien pleine ou une tête bien faite? L’école doit-elle consacrer davantage ses moyens à l’encadrement individualisé de la pratique professionnelle ou au contraire peut-elle organiser des formes plus collectives d’encadrement pour avoir un programme de cours plus conséquent? Cet encadrement individuel est-il à privilégier en début ou en fin de cycle?...
• Enfin, la formation de base doit-elle préparer principalement à l’intervention sociale directe avec la population, à l’exercice d’actes professionnels dans le rapport à l’usager ou faut-il largement travailler les questions éthiques, déontologiques, et plus largement politiques et également préparer à l’action sur les structures et sur les politiques sociales?
Bilan de la formation initiale pour l’exercice du métier d’AS
• Quels sont les objectifs que nous, formateurs, voudrions atteindre à la sortie de la formation?
• Y a-t-il un écart entre ces objectifs et la réalité? Si oui, sur quel plan et quelles en sont les causes?
• Pour exercer différentes fonctions en tant qu’assistant social dans différents secteurs, quels sont les atouts mais aussi les lacunes ou difficultés dont nous avons conscience?
Voici dix objectifs qui me semblent prioritaires dans la formation de base. Je vais tenter de les présenter et les mettre en débat.
Construire ses valeurs, son projet de TS, élaborer ses repères déontologiques et éthiques
Tout au long de la formation d’AS, l’étudiant est mis en situation de se poser des questions fondamentales sur le travail social dans la perspective de mettre des balises à son projet personnel, de clarifier progressivement les valeurs auxquelles il croit, les règles éthiques et déontologiques qu’il tentera de mettre en oeuvre dans ses différentes interventions sociales.
Comme formateurs, nous tentons de lui faire acquérir un regard critique sur le travail social et une perspective constructive c’est-à-dire que nous l’amenons à réfléchir pour chaque situation et chaque contexte de travail social aux formes d’action qui sont en cohérence avec certains principes fondamentaux.
Cette démarche de reconstruction n’est pas toujours simple car il est plus facile de rester dans la plainte (la nôtre, celle des stagiaires, celle des chefs de stage...) que de réfléchir à des pistes d’action ajustées et novatrices.
A titre d’exemples, voici quelques questions qui reviennent régulièrement lors du travail sur l’expérience.
Jusqu’où investiger dans la vie des gens? Comment entendre et respecter les choix des usagers? Que signifie le secret professionnel dans les collaborations, coordinations avec d’autres institutions dont parfois des institutions du champ judiciaire? Comment rendre l’usager ou sa famille acteur de sa situation et des pistes de changement?
Quel lien soutenir entre services sociaux et initiatives associatives? Quelle spécificité et quel rapport entretenir entre les professionnels et les bénévoles? Quelles peuvent être les implications concrètes d’un travailleur social en vue de la promotion des droits des personnes?
Avoir acquis principalement une démarche méthodologique et en cohérence avec celle-ci, avoir expérimenté certaines méthodes de travail social, s’être doté de quelques outils
Par démarche méthodologique, il faut entendre:
• être au clair avec des objectifs de travail;
• avoir le déclic permanent d’associer les personnes, chercher les formes les plus adaptées pour le faire;
• sortir de l’urgence et du ponctuel pour construire un processus de suivi;
• prendre l’habitude d’opérer un recul sur soi et sur sa pratique, d’évaluer et de réajuster son action et celle de son service;
• savoir mettre fin à l’aide sociale;
...
Nous avons souvent l’impression de ramer à contre-courant par rapport aux éléments de réalité sur le terrain (grand nombre de demandes, pression de l’urgence, isolement des travailleurs sociaux, sorte d’activisme demandé aux AS et peu de reconnaissance pour des temps d’arrêt, d’évaluation, dépendance des usagers, difficulté de la mobilisation...).
Certains professionnels nous reprochent d’être en décalage par rapport aux situations, d’être des penseurs en chambre, d’autres par contre souhaitent avoir des stagiaires un peu remuants pour les secouer et faire des suggestions.
Pour ma part, je crois qu’il est primordial que la formation initiale maintienne le cap sur l’acquisition de cette démarche méthodologique et prépare au maximum les futurs professionnels à exercer le travail social sur base des repères énoncés ci-dessus.
En ce qui concerne les outils de travail, les méthodes plus particulières d’intervention sociale, je crois qu’en école sociale, vu les tensions entre polyvalence et spécialisation, la diversité des secteurs et des pratiques dans lesquels un AS peut exercer son métier... l’offre est peu claire et peu structurée. Elle tient aux projets de chaque professeur de méthodologie, à ses compétences particulières, aux expériences de stage que l’étudiant a eu l’occasion de réaliser.
Au terme de son parcours de formation, tout étudiant devrait avoir un bagage minimum concernant l’entretien, la rédaction de rapports sociaux, l’animation de groupe, l’élaboration de contrat, des techniques d’écoute, de négociation, des repères en matière d’évaluation....
A ce niveau, je crois qu’une recherche entre les écoles sociales, les professionnels et les employeurs du travail social serait bénéfique pour déterminer les passages obligés en termes de compétences pratiques à développer chez tout étudiant.
Avoir des repères pluridisciplinaires pour analyser les situations et le vécu des personnes est une des forces de l’AS par rapport à d’autres praticiens du social
Cet objectif est alimenté en école sociale par les cours de méthodologie (plan d’approche des situations, relevé des observations à faire, des informations à recueillir, méthode pour faire synthèse et distinguer les faits, le vécu des gens, les réflexions personnelles de l’AS, ses propositions...).
De plus, plusieurs éléments d’analyse sont fournis par les cours de psychologie, de psychopathologie, de sociologie, de droit, de sciences médicales...
Nous attachons beaucoup d’importance à cette vision globale des situations pour ne pas tomber dans une lecture unique strictement psychologisante, ou médicale, ou culturelle, ou matérielle...
Je pense que cette approche pluridisciplinaire peut énormément aider à décoder des situations répétitives ou des situations complexes dans lesquelles, par exemple, les problématiques de santé mentale sont difficiles à décortiquer.
L’assistant social par rapport aux spécialistes est sensible à cette lecture complexe, ce qui le met souvent au croisement d’autres professions avec lesquelles il a à collaborer. Son approche globale l’oriente vers une prise en charge globale ce qui, me semble-t-il, rejoint la préoccupation de beaucoup de services.
Savoir faire synthèse oralement et par écrit autour des situations et des interventions menées, savoir communiquer son évaluation et ses perspectives de travail
Depuis quelques années, nous soignons cet axe de la formation car nous repérons énormément de lacunes dans la capacité des étudiants à transmettre de façon claire, synthétique, argumentée et stratégique, le contenu de leurs observations, de leurs analyses et de leurs propositions.
Nous essayons d’avoir plus d’exigences sur les écrits que nous demandons aux étudiants et nous expérimentons des formes d’exercices de communication pour que les AS se sentent plus capables de s’adresser à leurs interlocuteurs, de les convaincre, de négocier avec eux et ainsi d’agir sur les résistances diverses qu’ils rencontreront inévitablement.
Développer des compétences relationnelles avec les usagers
Je pense ici aux entretiens mais aussi aux communications téléphoniques.
Je pense qu’en école sociale, on n’apprend pas tellement des techniques (pas suffisamment diront certains). Par contre, nous développons beaucoup un travail sur les représentations, sur la communication interculturelle, sur les mécanismes de défense... qui devraient poser les fondements de compétences relationnelles.
Pratiquer la confrontation et la collaboration avec d’autres dans son institution, avec d’autres services, prendre sa place et assumer son rôle dans un travail d’équipe
En école sociale, nous préparons les futurs professionnels à collaborer avec d’autres, à investir dans un travail d’équipe, à pratiquer des formes de coordination et de mise en réseau.
Je crois pourtant que nous préparons davantage le futur AS à être un participant dans ces lieux de débat et de construction collective plutôt qu’un initiateur ou un organisateur.
Une formation plus approfondie à la gestion de conflits, à l’animation de réunions professionnelles, certains rudiments en matière de gestion du personnel, pourraient constituer des repères utiles en début de carrière ou pour aborder plus sereinement des relations tendues au sein d’un groupe.
Ne pas perdre courage, mobiliser des possibles, faire preuve de créativité, essayer sans prendre sur soi les échecs, oser revendiquer
Cet état d’esprit, ces attitudes sont, me semble-t-il, très fortement encouragées dans la formation de base des AS.
Mais le métier est difficile et il convient de ne pas baisser les bras, de trouver des satisfactions et du dynamisme dans des petits résultats, de repérer autour de soi des collaborateurs qui aident à dédramatiser des situations difficiles, de s’obliger à s’arrêter, à prendre du recul.
L’institution se doit de créer les conditions pour permettre l’expression du stress, la recherche de nouvelles perspectives entre soi, pour provoquer la contagion des dynamismes.
Au-delà de la formation initiale, c’est donc un travail permanent sur soi et entre soi à entretenir.
Repérer les missions et l’organisation générale de bon nombre d’institutions sociales, socio-culturelles, socio-pédagogiques, socio-économiques, sanitaires, judiciaires... et situer globalement leurs possibilités et leur limites, les formes de travail social qui y sont pratiquées
Il n’est pas facile de s’y retrouver dans l’immense diversité des institutions et des dispositifs. Pourtant pour utiliser au mieux les ressources de l’environnement et pour clarifier avec qui collaborer, dans quelles limites et comment, l’AS a besoin de se constituer sa cartographie personnelle des institutions et d’élaborer son propre réseau.
En école sociale, via des cours dès la première année et dans l’encadrement des stages, nous encourageons les étudiants à se documenter sur les pratiques de multiples institutions.
Mais ce n’est vraiment que dans la pratique, en se limitant à un territoire géographique plus restreint et aux institutions directement en rapport avec son secteur que cette connaissance devient un capital vivant.
Nous n’attisons pas assez la curiosité envers les initiatives associatives et citoyennes qui, par secteur ou par zone géographique, devraient être connues et sollicitées par les AS pour compléter le réseau autour des personnes.
S’intéresser aux politiques sociales, avoir quelques clés de lecture pour décoder les logiques et les enjeux à l’oeuvre
Trop souvent, l’assistant social se définit comme un praticien et il se croit en position d’infériorité par rapport aux décideurs, aux gestionnaires, aux politiques. Il a pourtant de par ses contacts nombreux avec les usagers, de par son vécu quotidien des dispositifs sociaux, une expertise très intéressante pour évaluer et orienter les politiques sociales.
Pendant les études, nous encourageons les étudiants à analyser les politiques sociales, à élaborer et à communiquer leur opinion personnelle sur celles qui les concernent.
Comment approfondir cette conviction auprès des AS eux-mêmes et auprès de leurs employeurs? Comment stimuler l’AS à sortir de sa quotidienneté pour devenir davantage acteur des orientations générales de son institution et des pratiques de son secteur?
Aller de l’avant pour : se documenter, approfondir des connaissances, s’approprier des grilles de lecture, des bagages méthodologiques et techniques ressentis comme utiles pour mieux intervenir
Se reconnaître en besoin d’approfondissement, de formation permanente, mettre en place les moyens pour se spécialiser, se perfectionner, c’est un déclic que nous espérons avoir produit chez les étudiants.
En conclusion, je dirai, que la formation de base des AS a aussi comme fonction de maintenir ouverts plusieurs chantiers permanents qui enrichiront l’exercice du métier de travailleur social.
Les chantiers principaux, tels que je les entends d’ailleurs exprimés aujourd’hui par les assistants sociaux eux-mêmes sont les suivants:
• le besoin de continuellement donner sens à ce que l’on fait, à son travail social, en questionnant la politique sociale de son institution et de son secteur;
• la volonté d’aller en profondeur dans l’approche multidisciplinaire et dans le suivi des situations, surtout les plus complexes et les plus récurrentes;
• le droit de s’extraire de l’urgence, de prendre du recul.
Viviane Ska.
Maître de formation pratique et chargée de cours
à l’Institut Cardijn. Département social de la Haute Ecole Charleroi-Europe.
Coordinatrice du Centre de Formation permanente de l’Institut Cardijn.