Annonce du handicap de l'enfant Extrait d'un interview de Jean-Pierre Yernaux, Formateur d’adultes: éducateurs spécialisés et psychomotriciens - Papa d’enfants handicapés - Engagé dans l’action sociale - Président d’Altéo, publié dans le Dossier "Institution, alternatives: faut-il choisir? ", in L'Observatoire n°71/2011, p. 23-26©

Être citoyen… Un parcours de vie sans domicile fixe?

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Aborder le sujet de la désinstitutionnalisation ne peut se faire sans y associer une réflexion sur la notion d’autonomie. Dans un excellent dossier de la revue «Sciences humaines» de novembre 2010 qui aborde ce thème4, nous trouvons cette phrase de Xavier Molénat: «D’aiguillon des normes sociales, l’autonomie est devenue norme à son tour», et reprenant cette réflexion de Alain Ehrenberg: «qu’il s’agisse de recherche d’emploi, de vie de couple, d’éducation, de manière de travailler, de se conserver en bonne santé ou... d’être malade (...), l’action faite de soi-même est celle qui a, à la fois, le plus de prestige et le plus d’efficacité aujourd’hui; c’est celle (...) à laquelle nous accordons le plus de valeur, qu’il s’agisse d’agir avec efficacité ou de choisir sa vie».5 Il nous dit aussi «qu’il n’est pas contradictoire d’affirmer qu’être autonome, c’est obéir à des règles sociales.» Dans le même dossier, Vincent Descombes relève le fait «qu’agir par soi-même a un fondement social et que l’on ne peut être autonome qu’en appliquant les règles que l’on a apprises. C’est ce qui nous permet d’agir. »

Quelle que soit l’option choisie, la personne fragilisée a souvent besoin d’aide, de soutien, d’aménagement, d’accessibilité à des moyens spécifiques. Poser le choix entre proposer toutes ces aides et soutiens à l'intérieur d'une structure ou les faire converger chez la personne elle-même si elle vit seule en dehors de toute structure est-il vraiment pertinent?

 

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