Comment (contribuer) à donner du sens à l’enfermement pénitentiaire ? Ancienne et récurrente, la question demeure sans réponse. Parce que nous ne la trouvons pas ?
La longue série des fonctions successives de la peine privative de liberté, dont la réparation est la plus récente mouture, permet de le supposer. À moins qu’il n’y en ait tout simplement pas.
Longuement attendus, trois textes légaux promulgués en 2005 et 2006 ont suscité un formidable espoir de (re)fondation de l’ensemble de la mécanique carcérale.
Cependant, cinq ans après sa promulgation, la Loi dite de Principes définissant le statut en droit interne du détenu attend encore plus de 80% de ses arrêtés royaux d’exécution. (…)
Si le contenu de cet article paraît de nature à satisfaire le bon sens commun (selon lequel le temps de la détention devrait être mis à profit pour doter le détenu d’habiletés personnelles et sociales qu’il ne maîtrisait pas auparavant), il ne résiste pas à une analyse de faisabilité confrontant les moyens disponibles aux objectifs à atteindre.