Le contexte actuel de mondialisation de l’économie, perçu comme limitant les compétences traditionnelles des États-nations, amène ceux-ci à chercher une nouvelle légitimité, qu’ils trouvent, entre autres, dans le domaine du crime et de l’insécurité.
En dépit de changements économiques, sociaux, d’opinion publique et de tendances au crime similaires dans de nombreux pays occidentaux, l’orientation des sanctions pénales varie fortement d’un pays à l’autre. Malgré tout, on observe de manière générale une pénalisation croissante, particulièrement dans les pays anglo-saxons.
Une interprétation de ces divergences pourrait être que les systèmes de justice pénale poursuivent leurs propres objectifs : contrôle du crime, objectifs organisationnels… mais sont aussi guidés par des cultures différentes. Par ailleurs, les cultures politiques et les modèles sociaux mis en œuvre sont également en interaction avec les politiques pénales.
Quels sont dans ce contexte les indices de changement et les éléments qui influencent les politiques pénales des États ?