Dans un contexte où les normes sociales et le cadre légal qui entourent les migrations contribuent à produire ou invisibiliser certaines violences de genre, le présent article poursuit trois objectifs complémentaires : analyser comment les normes sociales et juridiques interagissent pour renforcer la vulnérabilité des femmes migrantes face aux violences par un partenaire intime (VPI) ; mettre en lumière les angles morts des politiques publiques actuelles, qui tendent à universaliser la catégorie « femme » sans tenir compte des trajectoires spécifiques liées à la migration ; et proposer une approche intersectionnelle et critique, afin de rendre visibles les violences structurelles et d’orienter les pratiques professionnelles vers une meilleure prise en compte de la diversité des expériences.