Longtemps on a cru que les jeunes enfants étaient imperméables au traumatisme, leur immaturité et leur inexpérience les protégeaient, pensait-on, de percevoir une menace vitale, d’évaluer la gravité d’un événement et d’en anticiper les conséquences.
Si l’on admettait qu’un incident les effrayait ou les attristait, on était toutefois convaincu qu’ils auraient tôt fait de l’oublier. De plus, leur plasticité mentale leur donnait, croyait-on, la chance de s’adapter facilement au changement. On sait aujourd’hui que les enfants peuvent souffrir durablement d’événements délétères.