Aujourd’hui, en Belgique, les femmes ont théoriquement les mêmes droits que les hommes. Pourtant, au quotidien, nombre de femmes rencontrées évoquent plutôt leurs droits par la négative : les droits qu’elles n’ont toujours pas, ceux qu’elles peuvent difficilement faire valoir, ceux qu’on leur refuse…
En toile de fond de ces expériences vécues, il persiste aussi des inégalités structurelles entre hommes et femmes dans la société. Par exemple, les responsabilités familiales et privées (soin aux autres, travail domestique, etc.) reposent encore majoritairement sur les épaules des femmes, ce qui affecte leurs possibilités de participer pleinement aux autres sphères de la vie sociale (emploi, politique, économie, culture, etc.).
En Belgique, au nom de la lutte contre les discriminations, l’âge de la pension des femmes a été aligné sur celui des hommes. Conséquence: les femmes, dont les carrières sont souvent plus irrégulières (contrats précaires, temps partiel, crédit-temps, retrait du marché du travail…), ne sont pas près d’atteindre leur droit à une pension complète.