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n°672010

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Les (premiers) liens parents/enfant

L’idée de ce dossier vient d’un colloque organisé en 2009 par La Ridelle et Les Chanterelles, “Le lien... S’en mêler sans s’emmêler”. La première partie permet de revoir la théorie de l’attachement, sous différents angles d’approche qui tantôt la confortent, tantôt la nuancent, tantôt prennent distance. La seconde pointe une variation de situations où les premiers liens parents-enfant sont mis à mal, interrogés, tiraillés et où des professionnels interviennent pour tenter de soutenir ces liens, les restaurer... s’en mêler sans s’emmêler.

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L’idée de ce dossier vient d’un colloque organisé en 2009 par La Ridelle et Les Chanterelles, services agréés par l’Awiph accompagnant entre autres le placement d’enfants handicapés en famille d’accueil. “Le lien… S’en mêler sans s’emmêler” était son intitulé.

Les organisateurs de ce colloque avaient notamment convié le Dr Chicoine, pédopsychiatre canadien, à présenter la théorie de l’attachement et le récent éclairage qu’en donnent les neurosciences. Ils proposaient aussi aux professionnels de confronter leurs points de vue, de dénoncer leurs difficultés et leurs doutes et ainsi de dépasser les logiques de fonctionnement institutionnel (Awiph, Santé, Aide à la jeunesse, One…) dans lesquelles ils s’enferment parfois dès lors qu’ils tentent de soutenir ces liens ou d’en créer de nouveaux.

“Le lien… S’en mêler sans s’emmêler” faisait ainsi référence à la pratique de ces professionnels dont la mission est d’intervenir (s’en mêler), pour garantir à l’enfant le meilleur développement possible, mais aussi à la difficulté de cette intervention (sans s’emmêler) car il s’agit souvent de situations familiales très complexes dans lesquelles se superposent des enjeux parfois différents portés par des intervenants multiples. Ainsi, le regard d’un professionnel travaillant dans le champ du handicap ne sera pas nécessairement le même que celui qui travaille dans le secteur de la santé ou dans celui de l’Aide à la jeunesse… D’où l’importance de se rencontrer pour croiser les enjeux au-delà des cas vécus et vérifier par exemple si l’on peut se rejoindre autour de références communes.

Partant de là, L’Observatoire a embrayé avec un dossier en deux parties. La première, dans le prolongement du colloque, permet de revoir la théorie de l’attachement, sous différents angles d’approche qui tantôt la confortent, tantôt la nuancent, tantôt prennent distance. Elle pointe ainsi la tentation de confondre théorie, idéologie et idéal et les dangers d’un glissement vers un certain déterminisme. La seconde donne davantage la parole aux professionnels et relance cette invitation de dire son expérience pour permettre les échanges, les propres remises en question, le travail en réseau. Elle pointe ainsi une variation de situations où les premiers liens parents-enfant sont mis à mal, interrogés, tiraillés par des facteurs qui sont parfois à situer du côté de l’enfant, parfois à situer du côté des parents.

Colette Leclercq