Longtemps définies comme des institutions « totales », plus ou moins imperméables aux influences du monde extérieur, les prisons ont vu se développer différents dispositifs de visites à l’attention des familles et proches des personnes incarcérées.
Les systèmes de visites (en parloir, en salle de visites, hors surveillance), le courrier, le téléphone, le recours aux services sociaux extérieurs pour l’aide aux détenus, les Relais Enfants-Parents, sont autant de preuves d’une ouverture de la prison sur la société dans laquelle elle est insérée.
Pour une personne détenue, la visite hors surveillance avec son compagnon ou sa compagne dans une chambre aménagée peut être envisagée comme un point d’intersection entre deux temporalités différentes : «le temps carcéral et le temps de la vie extérieure».
Ces visites hors surveillance remplissent différentes fonctions, comme le maintien du lien conjugal et/ou familial, et la prise en compte du droit à la sexualité des détenus. Mais en contribuant à diminuer le stress et la tension, elles sont aussi un instrument de gestion et de contrôle de la population carcérale, au bénéfice des professionnels de terrain et des agents pénitentiaires.