Conformément à son objectif d’information du secteur social, l’asbl C.E.D.S. (Centre d’Études et de Documentation Sociales) présente régulièrement, à travers ses journées d’étude, des sujets sinon polémiques, du moins qui suscitent l’intérêt, voire la discussion parmi les travailleurs sociaux.
C’est dans ce cadre, et avec l’appui du Département des Affaires sociales de la Province de Liège, que les débats furent ouverts autour de l’existence des Maisons Pirates, de leur fonctionnement, de leur public…
Que nous les appelions Maisons Pirates, Services d’Hébergement Non Agréés ou encore SHNA, il s’agit avant tout de synonymes qui désignent une même réalité sociale délicate, à savoir la question sensible de l’hébergement de personnes, venant d’horizons multiples, qui ont en commun d’avoir été plus qu’ébranlées par la vie et qui ont derrière elles toute une série d’échecs émaillant leurs parcours de prise en charge, au point de les avoir conduites insidieusement vers une exclusion sociale quasi-définitive.
Dans les faits, ces personnes n’ont plus que les Maisons Pirates vers lesquelles se tourner pour espérer trouver un logement. Mais parfois la solution qui leur est proposée n’arrange rien à la situation car certains de ces lieux de vie trouvent encore le moyen d’exploiter sans scrupules cette misère.