L’année 2010 a été proclamée « année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ». Cette décision a mis en lumière l’une des dimensions les plus visibles et les plus prononcées de l’exclusion sociale : le sans-abrisme (le terme s’est imposé dans la littérature européenne).
La question des sans-abri, avec de considérables variations nationales des définitions, des situations et des politiques publiques, fait l’objet d’une attention chaque année plus soutenue.
Ces écarts sont gigantesques, qu’il s’agisse de l’ampleur des situations et des réponses, mais aussi des principes motivant l’action (ou l’inaction), des moyens engagés, des règles juridiques à l’œuvre. La comparaison entre pays est encore compliquée par les élargissements successifs et par les problématiques plus générales d’immigration et d’asile. Pour autant, il faut souligner la préoccupation et l’implication croissantes de l’Union Européenne en la matière.
On proposera ensuite un panorama de la disparité des politiques et des stratégies nationales de prise en charge. Un retour par les opinions et appréciations des Européens permettra de rappeler que, sur ce sujet particulier, les États membres sont unis dans la très grande diversité.
On en profitera pour soutenir l’idée d’une agence européenne pour une coopération renforcée et des actions conjointes en faveur des sans-abri.