De la concertation augurée par la réforme de 1990 à la coordination que souhaite mettre en place la réforme « psy 107 » , il n’y a qu’un pas et les écueils possibles méritent toute notre vigilance.
Ainsi, la philosophie quasi doctrinale de l’intégration sociale du malade mental risque d’entrainer d’une part – et paradoxalement – davantage d’exclusion des personnes présentant une problématique lourde et complexe et, d’autre part, une psychiatrisation des champs sociaux.
D’autant que la pression déjà forte sur les équipements d’hébergement alternatif augmentera sans que les places croissent, de même sur les structures ambulatoires de santé mentale déjà saturée.
Cependant, au delà des risques, la réforme est porteuse d’une gageure : réussir à s’accorder pour contribuer, chacun, à sa place, à des soins sur mesure, appropriés et permettre l’intervention la plus opportune – dans le type, le moment, la durée et le lieu – auprès des personnes en souffrance physique et de leur entourage.