En Belgique, le taux de suicide en détention est estimé huit fois supérieur à celui enregistré dans la population générale. En prison, un cas sur trois, au minimum, relève d’un suicide; on comptabilise en moyenne 1 suicide par mois; 1 suicide sur 5 se déroule pendant le premier mois de l’incarcération et 1 sur 2 durant les six premiers mois.
Ces données attestent de ce que la transition de la société libre au monde carcéral constitue un moment crucial pouvant être générateur d’une grande souffrance : l’isolement social et affectif qui découle du choc de l’enfermement ainsi que l’incertitude par rapport à l’avenir peuvent être très anxiogènes.