Jusqu’au début des années 1970, la famille présente une image extrêmement stable et durable, celle de la famille «nucléaire» décrite et analysée par T. Parsons.
De cette théorie, il en a résulté l’idée d’une indissociabilité entre corésidence et parenté pour définir la famille. Or, « l’apparition » des ménages monoparentaux et des familles recomposées a remis en question cette définition, la famille « dépassant » les murs de la maison.
Quels sont alors les espaces de circulation des enfants des familles recomposées ? Comment se morcellent-ils, se fragmentent-ils ou, au contraire, se partagent, se reconstruisent-ils après la rupture des parents ?
L’idée est de voir ici comment les lieux peuvent construire les liens et réciproquement comment les liens peuvent initier certains lieux.