À l’instar d’autres pays européens, la Belgique est confrontée à une augmentation du nombre de personnes relevant du système d’incapacité de travail et d’invalidité.
Entre 2005 et 2011, le nombre de personnes en incapacité de travail primaire est passé de 368 157 à 426 212 et le nombre d’invalides de 225 951 à 304 452. Cette augmentation est problématique, parce qu’elle montre que les problèmes de santé sont une des principales raisons pour lesquelles on quitte le marché du travail.
Or, disposer d’un travail rémunéré est une valeur hautement appréciée dans notre société (derrière la famille et les amis). Et cette situation précaire est encore plus pénible en raison de la connotation péjorative qui est associée aux termes ‘incapacité de travail’ et ‘invalidité’, et qui stigmatise les intéressés et fait obstacle à leur réintégration.
À l’occasion de son 50e anniversaire, l’Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité a ainsi donné pour mission à la Fondation Roi Baudouin de rechercher un nouveau cadre de réflexion pour repenser les concepts d’’incapacité de travail’ et d’’invalidité’ qui sont, en outre, devenus désuets.