Lorsque j’ai été invitée à écrire un court article sur les écritures à côté, pour ce 100e numéro de l’Observatoire sur les écrits du travail social, aussitôt a surgi un souvenir.
« Je mets de l’eau de javel quand je donne son bain à mon fils. » La dame qui me parle se tient très droite, elle a les yeux cernés, elle est très blanche de peau. Son fils, 17 ans, est métis. Ce fils dont elle ne veut plus, qu’elle ne reçoit que certains week-ends, qui ne reste pas plus de quelques jours dans les lieux de vie auxquels je le confie, et moi, jeune assistante sociale chargée du suivi de son placement, je cherche à comprendre…