S’abonner
S’abonner

n°1002019

En stock

Écrire dans le Social

Très présent, très sollicité, l’acte d’écrire est une dimension essentielle et quotidienne du travail social. Mais le travailleur social se sent-il toujours à l’aise dans cet exercice qui engage, nécessite une certaine maitrise technique et une conscience du poids des mots ? Comment fait-il pour décrire au mieux les fragilités qu’il rencontre, sans dénuder les personnes de leur dignité ? Le n° 100 questionne la place de l’écrit dans le Social, les formes qu’il peut prendre, les contextes qui le conditionnent, les enjeux qu’il porte...

100
100-revue-observatoire-ecrire-social-900-1.jpg
15,50 
TVAC - hors frais de livraison

La thématique de ce centième numéro s’est imposée comme une évidence : l’écrit dans le social. Un titre qui réunit deux terrains d’action qui, chaque trimestre, mobilisent nos énergies, suscitent notre curiosité, confirment nos convictions à être, à exister comme revue, espace démocratique d’information et d’expression à usage des acteurs du Social à entendre au sens large.

L’Observatoire, qui, année après année, numéro après numéro, thématique après thématique, scrute le Social à travers les écrits des acteurs de terrain, souhaitait ici les convier à réfl’écrire à leurs écrits du quotidien. Quels sont ces écrits professionnels ? Pourquoi les travailleurs sociaux écrivent-ils ? Est-ce une obligation, une corvée administrative, un outil au cœur de leur pratique ? Quels sont les enjeux de l’écrit ? Avérés, sous-jacents, sous-estimés, sont-ils tous bien cernés ? Et, enfin, cet exercice de la mise en mots ne mérite-t-il pas davantage d’attention, de prise en main, de prise en conscience ?

De ce dossier, il ressort que les écrits professionnels représentent une dimension incontournable du travail social. Ce sont des enquêtes, des rapports, des comptes-rendus d’entretien, des anamnèses, des notes de suivi, des cahiers de communication, des journaux de bord informatisés, des projets individualisés, des PV de réunion, des projets d’institution, des écrits collectifs, des argumentaires dans des dossiers de demande de subsides, des rapports d’activités quand il faut les justifier, et encore des courriers, des courriels, en interne, vers l’externe, à destination des bénéficiaires, ou encore de leur famille…

Toutefois, à y regarder de plus près, ces écrits, qui semblent tant aller de soi, posent parfois question. Pointons sans être exhaustifs : une certaine difficulté à écrire quand le pour qui et le pour quoi ne sont pas suffisamment clairs, quand le temps manque, car écrire nécessite un temps long, une mise en pensée avant une mise en mots, et que ce temps n’est pas toujours prévu, reconnu ; un certain malaise parce qu’écrire, c’est s’exposer, exposer ses compétences, ses failles, mais aussi s’engager, prendre des responsabilités ; la peur de trop écrire et de ne pas être lu jusqu’au bout ; la peur de ne pas assez dire, de ne pas suffisamment bien traduire l’urgence, la gravité, la complexité de la situation ; la nécessité de peser ses mots ; la frustration à devoir rendre des comptes plutôt que rendre compte, à devoir cocher des cases plutôt qu’écrire ; la question de la place de la subjectivité, des émotions, des ressentis ; enfin, celle de la place de l’usager, de son rapport à l’écrit, de l’accès et de la place qui lui sont donnés…

On le voit, la thématique peut être largement explorée, interrogée. Et ce dossier ne suffira pas à épuiser le sujet, d’où l’idée de prolonger la réflexion lors d’une matinée début 2020. On vous tient au courant !

Dossier

Écrire pour métamorphoser la pratique  

Travailleurs sociaux et écrits professionnels. Quels enjeux ?  

Former à une écriture efficace qui fait sens (interview)  

L’écriture professionnelle, un genre littéraire mal aimé  

Écritures à côté  

Écrire pour résister  

Écrits professionnels en travail social : décalage de perception et moyens d’y remédier  

Ecrire avec sa tête écrire avec son coeur. Qu’est-ce qui lie écriture et apprentissage de la méthodologie du travail social ?  

Écrire dans sa pratique et sur sa pratique. Quels freins chez l’éducateur spécialisé ?  

Écrire, un pas de côté ? D’une pratique pédagogique dans la formation des éducateurs spécialisés  

Les assistants sociaux et l’écrit. Le point de vue de l’UFAS (Union professionnelle Francophone des Assistants Sociaux) (interview)  

L’écrit au coeur du travail social de CPAS  

Le droit d’accès  

Écrire sur… ou avec les personnes en situation de précarité. Par-delà la méfiance (interview)  

Des mots qu’on pèse aux mots qui pèsent : quand la relation se joue dans la mise en écriture du travail d’acteurs de justice  

Écrire au juge. Une pratique située. Le contexte de la protection judiciaire de la jeunesse en France  

Le réseau d’expertise en matière de criminalité contre les personnes dans le domaine de la violence dans le couple. Focale sur les chantiers en cours  

Écrire pour garder en mémoire, améliorer sa pratique, construire une approche clinique (interview)  

Comment faire de l’écrit un outil support de l’accompagnement psychosocial ? (interview)  

Écrire (ou ne pas écrire) pour garder trace (interview)  

L’écrit, outil de communication et d’adhésion à Horizons Neufs  

La place et le rôle de l’écrit dans la collaboration entre parents et professionnels autour de la personne en situation de polyhandicap  

Hors dossier

D’intervieweurs à interviewés. L’Observatoire dévoile ses coulisses à l’occasion de son 100e numéro (interview)  

Perte de sens et reconfiguration du métier d’opérateur privé d’insertion. Les multiples contraintes de l’accompagnement des chômeurs en Belgique francophone  

  • Compétences psychosociales - Revue L'Observatoire n°99

    n°992019

    Compétences psychosociales

    15,50 
  • L’Art peut-il être utile au Social ? - Revue L'Observatoire n°70

    n°702011

    L’Art peut-il être utile au Social ?

    Le prix initial était : 15,50 €.Le prix actuel est : 13,00 €.