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n°642009-2010

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Accueil, hébergement… des Sans-Abri

L’Observatoire a choisi d’axer ce dossier sur l’une des thématiques phares de l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale : le sans-abrisme, forme aiguë de pauvreté, « étape extrême d’une personne qui lutte pour la survie ». Partant d’un colloque organisé sur ce thème par l’ARCA et de l’étude « Freins à l’hébergement et à l’accueil d’urgence des personnes sans-abri » de la Wallonie, le dossier s’est construit avec le souci de croiser les regards et de faire émerger quelques pistes, pour non pas gérer le phénomène, le contenir, l’entretenir malgré soi mais le traiter de manière adaptée en privilégiant le long terme, la prévention, la multidisciplinarité et la concertation.

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2010 a été proclamée par le Conseil de l’Union européenne « Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale » afin de susciter dans les 27 États membres, auxquels se sont joints la Norvège et l’Islande, un engagement décisif de la part de tous les acteurs, publics et privés, à favoriser la cohésion en donnant aux personnes pauvres une reconnaissance, une dignité et une part active dans la société.

Dans ce cadre, la Belgique, qui assume la présidence de l’Union européenne au second trimestre 2010, a dégagé trois thématiques particulières sur lesquelles elle souhaite mettre l’accent : le revenu minimum et la sécurité sociale, l’aide aux sans-abri et le logement, et la pauvreté des enfants et de leurs familles.

L’Observatoire, souhaitant s’inscrire dans ce mouvement de prise de conscience et de meilleure connaissance pour une solidarité plus efficiente, s’est focalisée sur l’une des thématiques : le sans-abrisme, forme aiguë de pauvreté, « étape extrême dans le parcours d’une personne qui lutte pour la survie ».

Partant d’un colloque organisé sur ce thème par l’ARCA (fédération regroupant des maisons d’accueil, des maisons de vie communautaire et des abris de nuit) et de l’étude « Freins à l’hébergement et à l’accueil d’urgence des personnes sans-abri » adressée à la Ministre régionale de l’Action sociale, la Santé et l’Egalité des Chances, le dossier s’est construit avec le souci de croiser les regards. Non sans oublier celui des premiers concernés, les personnes sans-abri, par l’entremise de l’étude réalisée par le Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale à la demande du Secrétaire d’État à la Lutte contre la pauvreté.

Ces regards, qui parfois se juxtaposent, parfois se complètent, parfois s’éloignent, donnent un aperçu des pistes à privilégier, pour non pas gérer le phénomène, le contenir, l’entretenir malgré soi mais le traiter de manière adaptée en privilégiant le long terme, la prévention, la multidisciplinarité et la concertation. Trop souvent la réponse est émotionnelle, médiatique et prend la forme de quelques lits de plus. Trop souvent, elle se restreint à l’urgence, au curatif comme si la perte de logement n’était pas prévisible, évitable. Trop souvent, elle est trop spécialisée ou pas assez adaptée. Trop souvent, enfin, elle est laissée à l’initiative du secteur de l’action sociale qui se heurte aux cloisons qui séparent niveaux de pouvoir et départements thématiques.

L’Année européenne invite à changer les pratiques et à ouvrir le dialogue !

Colette Leclercq