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On ne naît pas homme, on le devient».

Instauratrice du tournant des masculinities à partir des années 1985 dans la littérature anglo-saxonne, Raewynn Connell promeut une investigation théorique et empirique qui ne réduit pas les «hommes» à une classe sexuelle. Au contraire, le masculin est tant à considérer sous cet angle comme un résultat – celui des rapports inégalitaires de genre structurels – qu’à spécifier selon les formes prises dans les contextes différents.

Toujours évolutif, l’agencement historique des masculinités s’effectue et se renouvelle ainsi non seulement suivant les époques mais aussi indissociablement d’avec les oppressions de classe et de race. C’est à cette dernière exigence intersectionnelle, le souci de croiser les rapports sociaux, que mon étude des jeunesses masculines populaires à Bruxelles cherche à se plier, sur un terrain d’enquête où la virilité se construit aux confins de la masculinité ‘’hégémonique’’.

Pour Connell – dont j’emprunte ici le cadre analytique – , il s’agit d’une «pratique de genre visant à assurer la perpétuation du patriarcat et la domination des hommes sur les femmes» mais qui dès lors définit en creux la «masculinité ‘’marginalisée’’ placée sous son emprise ou sa dépendance.»

  • Le quartier comme territoire d’action sociale — Revue L'Observatoire n°79

    n°792014

    Le quartier comme territoire d’action sociale

    Le prix initial était : 15,50 €.Le prix actuel est : 13,00 €.
  • Le Social sous le prisme du genre - Revue l'Observatoire n°124

    n°1242025

    Le Social sous le prisme du genre

    15,50 
  • L'intégration, l'affaire de tous - Revue l'Observatoire n°119

    n°1192024

    L’intégration, l’affaire de tous

    15,50