La CAAP est une asbl faîtière. Elle regroupe 49 associations actives en prison, présentes dans les établissements pénitentiaires (17) et de défense sociale (2) de Wallonie et de Bruxelles.
Elle est née en 2007, à l’occasion des travaux préparatoires qui déboucheront sur l’accord de coopération de 2009, en vue d’une meilleure politique en matière de réinsertion des détenus. Cet accord s’inscrit lui-même dans le prolongement de la loi de principes, votée en 2005, qui reconnait notamment le statut juridique interne des détenus, à savoir que, bien que privé de liberté, un détenu conserve l’ensemble de ses droits au même titre qu’un citoyen libre. Par extension, cette loi légitime l’action des associations qui proposent aux détenus des offres de service en matière d’aide sociale, de soutien psychologique, d’activités de loisirs, de formation, de promotion de la santé, etc.
Nous voulions rencontrer la CAAP pour connaitre son avis quant à l’idée assez répandue que la prison est un lieu de radicalisation important. À la suite de cette première rencontre, nous avons ensuite été poser quelques questions à Yahyâ Hachem Samii, directeur du service d’aide sociale aux détenus de Nivelles, la Touline.
Interview par Colette Leclercq