Dans cet article, depuis notre place d’urgentiste de la psychiatrie, nous questionnons la réforme du 107 sur les grands défis que la psychiatrie belge a devant elle : meilleure indication d’hospitalisation et intensification de celle-ci, renversement de la priorité des soins vers l’ambulatoire, limitation des mesures de privation de liberté en vue des soins (mises en observation)…
Nous veillerons d’abord à expliciter les notions d’urgence de crise dans le contexte psychiatrique.
Nous expliciterons ensuite pour quelles indications précises la création d’équipes mobiles représente une réelle avancée.
Nous terminerons autour de considérations éthiques liées à cette réforme.