Les premiers Relais sociaux ont vu le jour en Wallonie en 2000. Dès l’origine, ces dispositifs de lutte contre la précarité ont eu pour mission première de coordonner des services sociaux publics et privés opérants sur leur territoire de compétences. L’objectif explicite était d’améliorer le travail en réseau au bénéfice des plus pauvres et de favoriser, de manière générale, une philosophie de travail axée sur le partenariat.
Les Relais sociaux ont développé rapidement des projets à l’égard des sans-abri, essentiellement en ce qui concerne leur hébergement. Cependant, malgré la prise en compte des besoins en matière d’accueil, des difficultés chroniques persistent en matière d’hébergement (manque de places, (auto)-exclusion, récurrence, inadaptation des structures, etc.). Ces difficultés divergent selon les territoires ou la nature des structures d’accueil, mais devaient être objectivées afin que l’on puisse y répondre de manière adéquate.
C’est pourquoi, au premier trimestre 2008, le ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances de l’époque a commandé une recherche de portée régionale à l’ensemble des Relais sociaux.
L’objet de cette recherche était d’identifier les freins à l’hébergement et à l’accueil d’urgence des sans-abri. Les chercheurs engagés sur cette enquête ont d’abord travaillé localement, pour ensuite élaborer un rapport commun intégrant des recommandations destinées aux pouvoirs publics.
Au risque de schématiser une recherche longue et complexe menée dans des contextes professionnels différents, c’est une synthèse non exhaustive et nécessairement subjective des résultats issus de ces travaux qui est ici proposée. Cet article présente les points les plus saillants de cette enquête. Il n’en aborde les recommandations et pistes de solution qu’en filigrane, car elles font l’objet d’un autre article dans ce numéro.