Dans de nombreuses familles issues de la migration, les enfants sont amenés à traduire les échanges entre leurs parents et les institutions sociales, scolaires, administratives ou de santé.
Si cette pratique répond souvent à un besoin immédiat, elle soulève de nombreux enjeux concernant la place de l’enfant, les limites de l’interprétariat professionnel et les effets que cette responsabilité peut avoir sur les relations familiales.
À partir de son expérience professionnelle auprès d’enfants réfugiés et allophones, ainsi que d’un travail de bachelor en travail social consacré à cette problématique, l’auteure analyse les facteurs qui favorisent le recours aux enfants comme interprètes et les conséquences qui peuvent en découler pour les familles comme pour les professionnels.