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n°802014

Vitalité de l’émotionnel dans l’agir collectif

Article

Dans les métiers de l’humain, les instructions ou encore les textes référentiels s’attachent à prévenir l’apparition d’émotions.

Ils se distinguent par des discours récurrents de protection tels que le fameux recul professionnel, la distance professionnelle, ou encore faire un effort sur soi-même pour parer à l’émotion.

L’émotion est pensée comme un mouvement subit qui nous transpose de l’intériorité à l’extériorité, de façon incontrôlée au risque de nous mettre « hors de nous-mêmes ». Passage vécu comme dangereux, comme particulièrement déstabilisant pour ceux qui ont pour mission, si ce n’est de contrôler, d’instaurer un cadre structurant, contenant et rassurant.

À cela s’ajoute le devoir de maintenir une posture professionnelle ancrée sur la capacité à être garant d’un cadre formel, porteur de normes sociales.

La dimension émotionnelle, toujours présente dans les métiers de l’humain, est pensée comme une expérience irrationnelle qui s’entrechoque à notre conception de la responsabilité. La crainte pour les équipes socioéducatives se mesure à un risque d’épanchement émotionnel collectif dont les conduites pourraient se déporter hors du sens commun, là où plus rien ne serait maîtrisable. Peu investie est la compétence du groupe par lui-même, à garder le cap ou à infléchir le mouvement laissant l’inattendu se déployer.

  • Activer la part créative et citoyenne par le processus d’évaluation participatif : modélisation dans le champ de l’animation socioculturelle

    n°822014

    Activer la part créative et citoyenne par le processus d’évaluation participatif : modélisation dans le champ de l’animation socioculturelle

    Danièle WARYNSKI, Joëlle LIBOIS et Ulrike ARMBRUSTER-ELATIFI
  • Compétences psychosociales - Revue L'Observatoire n°99

    n°992019

    Compétences psychosociales

    15,50 
  • Les émotions dans le travail social : frein ou tremplin -Revue L'Observatoire n°102

    n°1022020

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