Il n’a échappé à personne que la vieillesse est en passe de devenir le nouvel eldorado de nos économies chancelantes, un levier de croissance providentiel.
On ne compte plus les colloques et autres évènements consacrés à la Sylver Economie. On assiste, dans le sillage des promesses de l’économie numérique, à un déferlement de projets et d’innovations technologiques censés nous aider à répondre aux principales préoccupations de nos populations vieillissantes (bracelets électroniques, capteurs actimétriques, robots « sociaux », tablettes numériques, dispositifs informatiques de stimulation cognitive, dispositifs de téléassistance ou de téléconsultation).
Des arguments de différentes natures sont avancés – sociologiques, démographiques, psychologiques, économiques, voire éthiques – pour légitimer cette nouvelle approche de la vieillesse.
Un consensus semble s’être établi, en quelques décennies, sur ce qu’est la vieillesse, sur les problèmes spécifiques qu’elle soulève, et par conséquent, sur les solutions à apporter.